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Portrait : Olivier Lemasson, si le Loir-et-Cher m’était conté

Portrait : Olivier Lemasson, si le Loir-et-Cher m’était conté
Il faut peu de chose pour devenir accro aux vins naturels. Travailler en tant que caviste auprès d’un professionnel, amoureux des nectars sans artifices, est sans doute l’un des meilleurs moyens. Ce fut le cas pour Olivier Lemasson, aujourd’hui vigneron. Portrait.

Dans une autre vie, Olivier Lemasson était sommelier. Du genre à se raser tous les matins. Une routine et une forme d’exigence qu’il finit par vite abandonner. Quoique pas totalement. La passion du vin est toujours là. Direction donc la cave de l’un des premiers à proposer des vins naturels à Rennes, Eric Macé. Tout de suite, le patron des lieux lui transmet le goût des bonnes choses. Les dégustations s’enchainent et il finit par tomber amoureux de ces liquides bons et sains.

Olivier Lemasson fait ses gammes, se familiarise avec son nouveau penchant et se félicite d’être tombé à la bonne adresse. Les grands restaurants sont loin, il peut maintenant vivre son métier sans pression, sans le flonflon qui colle à la peau de la sommellerie traditionnelle. Sa soif d’apprendre est dédoublée.

Olivier Lemasson

Comme un cinéphile souhaitant devenir technicien de plateau, il pense désormais parcourir les vignes. Olivier part alors en quête de savoir chez Marcel Lapierre dans le Beaujolais (y’a pire !) chez qui il effectue les vendanges pendant 4 ans, puis y passe une année entière. Passage à la vigne, au chai. Le virus l’a piqué, c’est officiel. Pourquoi ne pas devenir vigneron.

Le lancement à lieu en 2002 après un bref retour au métier de caviste à Paris. Naît alors « Les Vins Contés » négoce monté dans le Loir-et-Cher avec Hervé Villemade. Pour gagner sa vie et lancer au mieux l’aventure, il travaille un temps au domaine d’Hervé. En 2006, chacun repart de son côté, Olivier Lemasson continue le négoce et reprend en plus deux hectares en appellation Touraine. Le voilà maintenant seul à mener la barque.

Dès le début, il achète du raisin à des vignerons soucieux des sols, tous en bio ou en conversion bio, la condition sine qua non à son mode de vinification. Le plus souvent en macération carbonique de 15 à 30 jours. Olivier Lemasson cherche avant tout une grande buvabilité dans ses vins, sans extraction pour favoriser l’envol du fruit. Des bombes revigorantes ni plus ni moins pour la majorité même si quelques cuvées offrent davantage de tanins.

Aujourd’hui, avec un peu plus de 10 hectares à son actif réparties entre Monthou-sur-Bièvre et la vallée du Cher notamment, Olivier a définitivement jeté rasoir et costume pour une vie dans les vignes et dans le raisin. On ne lui en voudra pas, nos verres non plus !

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Lemasson

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