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Portrait / Jean-Michel Stephan : le roi de la Côte-Rôtie !

Portrait / Jean-Michel Stephan : le roi de la Côte-Rôtie !
Jean-Michel Stephan est un électron libre, véritablement indépendant. Ses merveilleux Côte-Rôtie « sont travaillés à l’ancienne », à la Jules Chauvet comme il le revendique. Portrait.

En bon fils d’arboriculteur, Jean-Michel Stéphan se passionne pour la vigne dès son plus jeune âge. À 14 ans, il participe même à la plantation d’un hectare de vigne avec son père. Passionné, il ne se voit pas faire autre chose et part étudier au lycée agricole de Belleville, dans le Beaujolais. Diplôme en poche, Jean-Michel continue son apprentissage dans le coin auprès de Jean-Paul Brun (Domaine des Terres Dorées).

Son aventure commence en 1991 sur un domaine qu’il crée de toutes pièces à Tupin-Semons. Pour bien démarrer, seulement 3 hectares sont repris en fermage avant de voir le domaine passer pour de bon à 4,5 hectares. La plus grande parcelle se nomme « Coteau de Bassenon » (appelée à l’époque « Bas de Semons ») avec 1,5 ha. C’est un coteau pentu, en terrasses, coupé dans les granits et gneiss. La partie haute a été plantée en 1987 et la partie basse, d’à peine 1 ha, le fut en 1896. Les autres parcelles sont situées sur les lieux dits « Coteaux de Tupin » datant des années 1980 et constituent la cuvée du même nom. Les « Bercheries » est une toute petite parcelle de 0,30 ha à Verenay qui donne la cuvée Côte-Rôtie régulière.

Côte-Rôtie jean-Michel Stephan

Le travail sur toutes ces parcelles y est intense, d’autant plus qu’il s’interdit toute utilisation de chimie dans les sols et les vignes. Cela veut dire des labours au cheval (dans les parties basses), treuille, pioche pour désherber et compost. L’approche est évidemment très naturelle mais Jean-Michel Stéphan se passe de la certification en Agriculture Biologique qu’il ne trouve pas suffisamment exigeante. 

Point de vue encépagement, le domaine est composé de 30% de Serine (variété originale de la Syrah), 60% de Syrah clonée et 10% de Viognier.

En vinification, les fermentations sont en milieu anaérobique (grappes entières saturées en CO2, pour des arômes plus fins). Le SO2 est proscrit, naturellement, tout comme le collage et la filtration. De la vigne à la bouteille, le travail est sans oxygène avec, pour conséquence, un peu de réduction à l’ouverture. Un bon carafage est nécessaire pour optimiser toute la subtilité, la finesse, la fraîcheur de ses cuvées, et surtout cette minéralité rare que donnent ses Côte-Rôtie de compétition ! 

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