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Portrait : Jean-Pierre Robinot, l’ange du vin

Portrait : Jean-Pierre Robinot, l’ange du vin
Faut-il vraiment présenter Jean-Pierre Robinot ? Fondateur de la revue «Le Rouge et le Blanc» puis gérant un temps du bistrot parisien «l’Ange Vin», le bonhomme navigue dans le milieu du vin naturel depuis des lustres où son nom résonne comme celui du Pape à Rome.

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans… Enfin paraît-il. À la recherche d’un moteur de vie, d’une passion, Jean-Pierre Robinot décide alors de quitter son village de Chahaignes, dans la Sarthe, pour se rendre à Paris. Petits boulots, débrouille, puis sa rencontre avec le vin à 22 ans sonne comme une révélation ! Sa vie ne peut plus se concevoir désormais sans qu’il sa fasse une place dans ce monde-là.

Jean-Pierre développe sa connaissance des vins au contact des hommes qui le font, les vignerons et ceux qui en parlent et les font connaître, les passionnés et les journalistes du vin. C’est ainsi qu’il a croisé la route de Michel Bettane… et fonde avec ce dernier «Le Rouge et le Blanc» en 1983. Revue aujourd’hui référence.

Il crée ensuite un restaurant-bar à vins à Paris, qui lui permet d’entreprendre la longue marche du vin, de goûter et définir encore mieux les vins qu’il aime. Pour cette aventure, il choisit le XIème arrondissement à une époque où ce Paris de l’Est avait profondément encore sa typicité populaire, rue Richard Lenoir. Son nom : «L’Ange Vin».

Puis est venue une nouvelle étape sur sa route. La volonté de posséder ses propres terres pour y planter sa vigne et de faire du vin à sa façon, c’est-à-dire sans souffre, en laissant le jus de la vigne jouer sa partition. Il revient alors dans son village de Chahaignes et passe 2 à 3 ans à dénicher des friches en coteaux qui lui conviennent. Certaines avaient été laissées à l’état de nature depuis plus 100 ans ! Son premier millésime date de 2002. Dans sa première année, il a tout repris à la base et possède maintenant une dizaine d’hectares en appellation Coteaux du Loir. Il exploite aussi 6,5 ha, en Coteaux du Loir-Jasnières. Le nom de son domaine ? « Les Vignes de l’Angevin » bien sûr.

Son choix est clair et sa confiance dans ses vins très forte. L’agriculture qu’il met en œuvre est biologique, sans utilisation de désherbant ; les terres sont labourées, les plants de vigne traitées avec des produis biologiques et des infusions de plantes. La vinification se fait avec les levures naturelles, le plus souvent sans souffre ou très peu. La mise en barrique dans des galeries de tuffeau fait le reste, le temps qu’il faut.

C’est la grande force de Jean-Pierre : sa capacité à se mettre en symbiose avec son vin. Une symbiose parfaite qui a conquis aujourd’hui les gosiers et les têtes des aventuriers du vin naturel.

http://www.petitescaves.com/vins-naturels-vallee-de-la-loire-vigneron-jean-pierre-robinot-14968

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